Lycée Masséna - NICE

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Conférences au sein du Lycée

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CONFERENCES et DEBATS ORGANISES

AU SEIN DU LYCEE MASSENA

 

Pour les Conférences de Philosophie du Lycée Masséna
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Année 2018-2019

 

 

 

 

 

Christine Spengler - Lycée Masséna - JT Azur Tv - 19.10.2018

 

 

Année 2017-2018

Festival du Livre de Nice
et Lycée Masséna

Conversation avec Axel Kahn

Science et éthique, notion de progrès

Vendredi 1er juin 2018 à 14h30
Salle Cassin – Lycée Masséna

Animée par Philomène Claude Longo

Axel Kahn

Axel Kahn, né le 5 septembre 1944 au Petit-Pressigny (Indre-et-Loire), est un scientifique, médecin généticien et essayiste français. Directeur de recherche à l'Inserm et ancien directeur de l'Institut Cochin, il a été également le président de l'Université Paris Descartes depuis 2007. Son mandat de président de l'université prend fin le 20 décembre 2011. Atteint par la limite d'âge, il ne se présente pas à sa propre succession. Il est depuis président honoraire de l'Université. Il est également membre en 1998 du conseil scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Au niveau de la Commission européenne, il est nommé président du Groupe d'experts de haut niveau pour les Sciences de la Vie (organe de conseil sur les biosciences et les biotechnologies) de 2000 à 2002 par le commissaire européen chargé de la recherche, Philippe Busquin. Axel Kahn est surtout connu du grand public pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment le clonage et les OGM – en particulier dans le cadre de son travail au sein du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) de 1992 à 2004.
Axel Kahn est nommé, en Conseil des ministres en mars 2008, membre de la commission présidée par Simone Veil, pour la révision du préambule de la Constitution française de 1958. Il rejoint en 2014 le Comité de déontologie du Comité National Olympique et Sportif Français. Il succède en mars 2016 à Louis Schweitzer en tant que président du Comité d'éthique commun de l'INRA, du CIRAD et de l'IFREMER.

Ouvrages :
•     Société et révolution biologique : pour une éthique de la responsabilité, par Axel Kahn, INRA éditions, Paris, 1996. (ISBN 2738006906).
•     Des gènes et des hommes, Axel Kahn et  Dominique Rousset, éd. Bayard presse, Paris, 1996 ;
•     Copies conformes, le clonage en question par Axel Kahn et Fabrice Papillon, éd. Nil, Paris, 1998 :
•     Les Plantes transgéniques en agriculture, par Axel Kahn, éd. John Libbey Eurotext, Paris, 1998 ;
•     Et l’homme dans tout ça ? : plaidoyer pour un humanisme moderne, par Axel Kahn, éd. Nil, Paris, 2000 ;
•     L’avenir n’est pas écrit, par Albert Jacquard et Axel Kahn, éd. Bayard presse, Paris, 2001 ;
•     Raisonnable et humain, éd. Nil, par Axel Kahn, Paris, 2004 ;
•     Bioéthique et liberté par Axel Kahn et Dominique Lecourt, Collection Quadrige/Essais PUF, Paris, 2004 ;
•     Doit-on légaliser l'euthanasie ? par André Comte-Sponville, Marie de Hennezel et Axel Kahn, éd. de l'Atelier, Paris, 2004 ;
•     Le Secret de la salamandre : la médecine en quête d’immortalité par A. Kahn et F. Papillon, éd. Nil, Paris, 2005 ;
•     Biotechnologies, progrès : histoire, développement, débats actuels par Axel Kahn, Les leçons inaugurales du Groupe ESA, 2005 ;
•     Comme deux frères : mémoire et visions croisées par A.Kahn et Jean-François Kahn, éd. Stock, Paris, 2006
•     L'homme, ce roseau pensant : essai sur les racines de la nature humaine, par A. Kahn, éd. Nil, Paris, 2007 ;
•     Vivre toujours plus ? : le philosophe et le généticien, par Roger-Pol Droit et Axel Kahn, éditions Bayard presse, Paris, 2008 ;
•     L’Homme, le Bien, le Mal : une morale sans transcendance, par Axel Kahn et Christian Godin, éd. Stock, Paris, 2008 ;
•     L’Ultime Liberté ? par Axel Kahn, éditions Plon, Paris, 2008 ;
•     Un type bien ne fait pas ça : morale, éthique et itinéraire personnel par Axel Kahn, éd, Nil, Paris, 2010 ;
•     Faut-il légaliser l'euthanasie par Axel Kahn et Luc Ferry, éd. Odile Jacob, Paris, 2010 ;
•     Controverses : université, science et progrès par Axel Kahn et Valérie Pécresse, éd. Nil, Paris, 2011 ;
•     Les Âges de la vie par Axel Kahn et Yvan Brohard, éd. La Martinière, Paris, 2012 ;
•     Un chercheur en campagne par Axel Kahn, éd. Stock, Paris, 2012 ;
•     L’Homme, le Libéralisme et le Bien commun par Axel Kahn, éd. Stock, Paris, 2013 ;
•     Pensées en chemin: ma France des Ardennes au Pays basque par Axel Kahn, éd. Stock, 2014 ;
•     Les gènes, ce qu'on ne sait pas encore par Axel Kahn et Anna Alter, éd. Le Pommier, 2014 ;
•     Entre deux mers par Axel Kahn, éditions Stock, 2015 ;
•     Être humain, pleinement par Axel Kahn, éditions Stock, 2016 ;
•     Jean, un homme hors du temps par Axel Kahn, édition Stock, 2017.

 

Festival du Livre de Nice
et Lycée Masséna

Année 2017-2018

Didier Van Cauwelaert

 

J’ai perdu Albert

Edition Albin Michel, 2018

Samedi 2 juin 2018 à 14h30
Salle Cassin – Lycée Masséna

Animé par Philomène Claude Longo

Didier Van Cauwelaert

Né le 29 juillet 1960, à Nice ; Prix Goncourt 1994 pour Un aller simple ; Prix du Théâtre de l'Académie Française 1997 pour l'ensemble de son œuvre dramatique ; Prix du jeune théâtre Béatrix Dussane-André Roussin 1983 pour L'Astronome. Didier van Cauwelaert a un père avocat qui aurait aimé être écrivain. Inventeur, conteur-né, riche aussi d'une histoire familiale mouvementée ralliant la Flandre à la Côte d'Azur, ce père menace de se tirer une balle dans la tête, se croyant condamné à ne plus marcher, après un grave accident de voiture qui l'a laissé très handicapé. Didier van Cauwelaert qui a alors sept ans et demi décide pour ce père de devenir le plus jeune écrivain publié du monde. Dès son jeune âge, il envoie ses ouvrages à des maisons d'éditions et essuie de nombreux refus. En 1982, alors qu'il a vingt-deux ans, son premier roman Vingt ans et des poussières est publié aux Éditions du Seuil. Son roman Un objet en souffrance en 1991 marque son changement d'éditeur, il rejoint les Éditions Albin Michel. Parmi l'obtention de divers prix tout au long de sa carrière, on retient principalement le Prix Goncourt en 1994 pour Un aller simple. L'auteur se qualifie de « romancier de la reconstruction ». Ses ouvrages pour la plupart abordent la construction de gens en difficulté, en souffrance. Il a régulièrement pris position pour la communication avec les personnes décédées et d'une vie après la mort. Il a ainsi préfacé des témoignages de contact avec l'au-delà tels que : La vie de l'autre côté de Michèle Decker (2004), et coécrit Karine après la vie avec Maryvonne et Yvon Dray, 2002. Il a repris ce thème dans son roman La Maison des lumières, ouvrage dans lequel il pose ce principe : « Le but de toute vie est de faire circuler l'information : par l'amour l'intelligence le conflit ». En 2011, il soutient officiellement le chef Raoni dans son combat contre le barrage de Belo Monte.


Romans :

•     Vingt ans et des poussières, 1982 ;
•      Poisson d'amour, 1984 ;
•      Les Vacances du fantôme, 1986 ;
•      L’Orange amère, 1988 ;
•      Un objet en souffrance, 1991;
•      Cheyenne, 1993 ;
•      Un aller simple, 1994 ;
•      La Vie interdite, 1997 ;
•      Corps étranger, 1998 ;
•      La Demi-pensionnaire, 1999 ;
•      L’Éducation d'une fée, 2000 ;
•      L’Apparition, 2001 ;
•      Rencontre sous X, 2002 ;
•      Karine après la vie, coauteur avec Maryvonne et Yvon Dray, 2002 ;
•      Hors de moi, 2003 ;
•      L’Évangile de Jimmy, 2004 ;
•      Attirances, 2005 ;
•      Le Père adopté, Albin Michel, 2007 ;
•      La Nuit dernière au xve siècle, 2008 ;
•      La Maison des lumières, 2009 ;
•      Thomas Drimm - Tome 1 : La fin du monde tombe un jeudi, 2009 ;
•      Les Témoins de la mariée, 2010 ;
•      Thomas Drimm - Tome 2 : La guerre des arbres commence le 13, 2010 ;
•      Le Journal intime d’un arbre, 2011 ;
•      Double identité, 2012 ;
•      La Femme de nos vies, 2013 ;
•      52 cadavres exquis, collectif avec Tatiana de Rosnay, Harold Cobert, Irène Frain, Daniel Picouly, Christine Orban, Yann Queffélec ;
•      Le Principe de Pauline, 2014 ;
•      Jules, 2015 ;
•      On dirait nous, 2016 ;
•      Le retour de Jules, 2017 ;
•      J'ai perdu Albert, 2018.

 

Festival du Livre de Nice
et Lycée Masséna

Année 2017-2018

Costa-Gavras

 

Va où il est impossible d’aller

Mémoires, édition Seuil, 2018

Samedi 2 juin 2018 à 15h45
Salle Cassin – Lycée Masséna

Animé par Philomène Claude Longo

Costa-Gavras

Konstantínos Gavrás, est né le 10 février 1933 à Loutra-Iraias en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l’Occupation et la guerre civile. Le jeune Costa-Gavras n’aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd’hui là où il lui était impossible d’aller. Les positions politiques de son père, antiroyaliste, lui interdisent d’étudier en Grèce où le régime écarte les opposants. Contraint de fuir pour pouvoir étudier, il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent avec pour tout rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d’Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l’IDHEC, l’assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d’une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène. Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiment tueurs. Et enchaîne les succès internationaux : ce sera Z, L’Aveu, Section Spéciale, Music Box, Missing, Amen… Il est l’auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde. Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie et fourmillent de détails. Elles illustrent une magnifique famille de pensée aux multiples noms célèbres, pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque comme de ses combats les plus rudes.
Une magnifique aventure où « Partir, c’était aller vers la lumière, vers l’accomplissement d’un rêve… Découvrir, apprendre, c’était le rêve dans le rêve ».

Filmographie :
•      1965 : Compartiment tueurs ;
•      1967 : Un homme de trop ;
•      1969 : Z ;
•      1970 : L'Aveu ;
•      1973 : État de siège ;
•      1975 : Section spéciale ;
•      1979 : Clair de femme ;
•      1982 : Missing ;
•      1983 : Hanna K ;
•      1986 : Conseil de famille ;
•      1988 : La Main droite du diable (Betrayed) ;
•      1989 : Music Box ;
•      1993 : La Petite Apocalypse ;
•      1995 : À propos de Nice, la suite coréalisé avec Catherine Breillat ;
•      1997 : Mad City ;
•      2002 : Amen ;
•      2005 : Le Couperet ;
•      2009 : Eden à l'ouest ;
•      2012 : Le Capital.

•      Comme producteur :
•      1967 : Un homme de trop ;
•      1969 : Ce n'est pas que le début (court métrage documentaire) de Pantelís Voúlgaris ;
•      1975 : Section spéciale ;
•      1985 : Le Thé au harem d'Archimède de Mehdi Charef ;
•      1985 : Pleure pas my love de Tony Gatlif ;
•      2006 : Mon colonel de Laurent Herbiet ;
•      2009 : Eden à l'ouest coscénariste avec Jean-Claude Grumberg.

•       Comme acteur :
•      1977 : La Vie devant soi : Ramon ;
•      1985 : Drôles d'espions : Un soldat russe.

 

 

 

Les grandes oubliées de l’art

Laurence Dionigi

Vendredi 30 mars 2018 à 10h00
Salle Cassin
Conférence organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et des classes préparatoires

Ecrivaine, diplômée de l’Ecole Supérieure de gestion de Paris (ESG). Attachée de direction et rédactrice CFM-Indosuez Monaco. Militante pour les droits de la femme. Organisatrice de salons et de rencontres littéraires, conférencière, a publié des essais, des romans et des nouvelles, ainsi que des albums jeunesse.
Essai

Roman

Recueil de nouvelles

Album jeunesse
Série des Yanou pilou, personnage choisi comme mascotte officielle Unesco-06 ;

Une histoire passionnante où apparaissent au-devant de la scène les femmes artistes, grandes oubliées de l’art, auxquelles l’hommage de Laurence Dionigi permet de rétablir la juste place dans notre histoire de l’art. Nombre d’entre elles ont osé s’aventurer sur les sentiers sinueux de la création artistique en vouant leur vie entière à leur passion, en devant surmonter les obstacles et les difficultés inhérentes à leur temps. Nombre d’entre elles sont restées dans l’ombre, à tout jamais, pour être nées à un moment où elles n’ont pas eu la chance de vivre leur passion pour l’art et leur volonté de témoigner. Nous pensons en particulier aux artistes comme Artemisia Gentileschi qui dut lutter pour son indépendance et sa reconnaissance, ou encore Camille Claudel, dans l’ombre de Rodin pour ne citer que deux exemples parmi les plus connus.
Depuis la Révolution française de nombreuses situations inégalitaires ont traversé l’histoire de l’art. Bien sûr, quelques femmes exceptionnelles ont franchi la ligne de la notoriété, nous pourrions citer parmi elles, Elizabeth Vigée Le Brun ou Sonia Delaunay. Que dire de l’artiste Nivese Oscari, seule femme artiste de l’Ecole de Nice dont la reconnaissance serait aujourd’hui parfaitement méritée ?
Le mythe occidental d’Adam et Eve n’a pas fini de faire couler de l’encre.
Laurence Dionigi à travers cet essai riche de sa diversité et très documenté d’un point de vue historique rétablit certaines injustices en redonnant aux femmes artistes leur statut de femme à part entière dans le monde.

P. Claude Longo

"Paris, berceau de la création, en 1902, est née La Ruche, connue et  reconnue, pour abriter des artistes, tels que Picasso, Léger, Modigliani…
La femme est présente, couchée sur la toile, sculptée, photographiée, nue, alanguie, voilée, déguisée… ainsi que dans les grands rendez-vous comme les foires, elle est présente comme appât ou marchande de l’art…
Aucun mouvement, aucune époque n’échappe à cette règle. La nouveauté serait, que l’on donne enfin, l’art d’exprimer et de s’exprimer aux femmes.
Après cette longue traversée du désert, il convient de prendre conscience de notre époque et considérer de la même façon les femmes artistes qui participent au développement des Arts et de la culture, peut-être…le commencement d’une autre ère ?".

Nivèse Oscari
Artiste, unique représentante de l’Ecole de Nice.

 

 

 

Bertrand Visage
Vendredi 16 février 2018 à 10h00
Salle Cassin

Conférence organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et des classes préparatoires

Bertrand Visage

Romancier et éditeur français, né le 8 mars 1952 à Châteaudun, lecteur dans de nombreuses universités italiennes, à l’Institut oriental de Naples, à la Sapienza de Rome, à la faculté des Lettres de Palerme et Pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. A son retour en France a été rédacteur en chef de la Nouvelle Revue Française chez Gallimard (1995-1998), puis éditeur de romans français au Seuil.
Bertrand Visage a longtemps vécu en Italie du sud où il a puisé la matière de la plupart de ses romans, notamment : Tous les soleils, 1984, Prix Fémina ; Angelica, 1988, Prix Albert Camus Bambini, 1993 ; Intérieur sud, 2008 ; Madone, éditions du Seuil en 2017.
Autres Romans :
Rendez-vous sur la Terre, roman, Seuil, 1989 ; Le talisman, nouvelle, Seuil, hors commerce,1990 ; L'Éducation féline, roman, Seuil, 1997 ; Hôtel Atmosphère, roman, Seuil, 1998 ; Un vieux coeur, roman, Seuil, 2001.

Madone, son dernier roman publié aux éditions du Seuil en 2017 se passe à Palerme. C’est un conte fantastique dont les fils du récit se déroulent et se dénouent autour d’un personnage féminin Madone, jeune mère abandonnée qui allaite son bébé et de sa voisine couturière, une amie détentrice de savoirs ancestraux et superstitieux, un homme mur, marin un peu gros ours, capitaine d’un cargo échoué, dont le rafiot le Rio Tagus est crucifié au port ainsi que son équipage. Dans ce roman où règne une ambiance onirique et surnaturelle, se passent des choses pas toujours de la vie de tous les jours…

Bertrand Visage ; Madone éd. Seuil, 2017
Madone est un roman dans lequel règne une atmosphère onirique, poétique et surnaturelle, où se passent des choses pas toujours de la vie de tous les jours. Dans une rue déserte de Sicile à l’architecture ancestrale, apparaissent une femme et son bébé qu’elle allaite, telle une Vierge à l’enfant assise sur les marches d’une église. Un marin passe mais ils ne se voient pas et le bébé se met à hurler. Les pleurs de l’enfant déchirent ce silence solitaire et nous font ainsi entrer de plain-pied dans un univers étrange et fascinant.
La Sicile, métaphore centrale en ombre et lumière n’a pas besoin d’être nommée, elle apparaît dès la première phrase du roman. Terre de contrastes, de silence et de solitude où la rue appartient "…aux herbes, au vent et aux chats", où apparemment rien ne se passe, un monde à part "…suspendu dans le soufflant brûlant du vide", pays recouvert de "…pavés volcaniques", de "couvents endormis", de "jardins clos", "d’églises monumentales dont les cloches ne sonnent plus depuis longtemps".
Le roman nous fait découvrir une terre où coexistent féminité et superstitions à travers les personnages féminins de Madone et d’Alba. Madone, pour conjurer le mauvais sort qui s’abat sur elle, la perte de son lait maternel, exorcise sa maternité solitaire, impuissance tragique, dans une quête panthéiste, véritable fusion avec la nature ; elle change de lieu et s’envole la nuit depuis sa fenêtre pour chasser , transfigurant ainsi son espace par un passage de l’autre côté du miroir (Cocteau), "Elle s’envola par désir de vivre".
Alba, couturière, "Mazzera" ou "Masciara", "gatta masciara" des contes pour enfants italiens, magicienne, guérisseuse ou sorcière tissant et défilant les fils d’une histoire millénaire, la rapportant à la lumière, dénouant sorts et sortilèges qui s’abattent sur les personnages pour résoudre les mystères de leurs vies, comme celui du lait qui se tarit pour Madone, ou l’histoire tragique du marin "à la fleur" sur la poitrine, tache humide qui colle aux doigts, tache mystérieuse sur la chemise du Commandant du Rio Tagus.
Dans le roman deux mondes se côtoient, celui féminin et superstitieux de Madone et d’Alba et celui très masculin des marins où existent une force d’amour solitaire et un désir de paternité inassouvi, éloignés qu’ils sont de leur pays et de leurs familles, victimes abandonnées, dont la vie s’est échouée dans le port sicilien du récit, à l’image de leur navire "crucifié" et "démembré" pièce par pièce. Seul personnage lumineux, touché d’une certaine grâce, le personnage de l’enfant, enfant de 4 ans, Sam, s’exprimant comme un adulte, "un enfant de mots", à la recherche d’un père disparu, "Siddhârta" irréel et émouvant. Images et mots, donner des « mots » comme Sam, pour accompagner le silence, la souffrance, les questionnements.
Par la magie de l’écriture dans un roman où apparemment, rien ne se passe vraiment, si ce n’est à travers l’imaginaire et la poésie, pour l’auteur la littérature prend tout son sens : "Ecrire ça veut dire que quelque chose s’est passé et qu’on en sait plus que les personnages".
Dans le roman Madone, il nous entraîne dans le flux secret de la vie des personnages. Il ramène à nos propres existences une histoire intime et singulière qui nous concerne encore et qui soulève de nombreuses questions ; la maternité, la paternité et le désir de paternité vus du côté des hommes, l’amour maternel, paternel et filial, la solitude, l’amour et l’abandon.
Ce flux de la vie, continuité et renouvellement, régénérescence et force vitale, où l’on voit où on va mais qui peut être absurde, plein d’impossibilités parfois mais qui fonctionne comme ça, où nous sommes comme l’a écrit Dino Buzzati : "Sempre a un filo di capire la vita, invece mai".
Bertrand Visage qualifie son roman comme étant "le plus intime et le plus personnel".
Puissant et évocateur, imprégné de scènes épiques et parfois cruelles, il s’agit d’une histoire émouvante qui nous touche, parce qu’elle aborde de façon inattendue des thèmes universels au travers de quêtes existentielles, humaine compassion pour la fragilité des repères humains et amour de la vie "à boire et à être bue" comme dans la scène finale du roman.
"Notre époque est frivole, volatile, nombriliste, il est important de parler de personnes hors du commun, qui ont une singularité, des personnes à accompagner jusqu’à avoir un écho", Bertrand Visage.

P. Claude Longo                      
Golfe-Juan, le 29 janvier 2018

 

Ecriture(s) et Liberté
Colette Guedj
Vendredi 19 janvier 2018 à 10h00
Salle Cassin

Conférence organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et des classes préparatoires

Colette Guedj


Professeur émérite à l’Université de Nice Sophia Antipolis où elle a enseigné la poésie surréaliste et contemporaine. Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. Ecrivaine pour qui "Ecrire c’est vivre", pour qui la Littérature est un rempart contre la barbarie du monde, une source de vie face au tragique.

Activités Littéraires :
(1999) Le Baiser papillon, Éd. Lattès, Paris, traduit en plusieurs langues. Ouvrage inscrit au programme de l’oral du baccalauréat. Nominé pour le Grand Prix des Lectrices de Elle. A fait l’objet d’un chapitre dans l’ouvrage critique du Dr Hélène Jaccomard, de l’Université de Perth (Australie), Lire le sida, Témoignages au féminin, Éd. Peter Lang, 2004 ;
(2001) Le Baiser papillon, Éd. Pocket (version revue et corrigée) ;
(2002) Ces mots qui nous consolent, essai, sur le pouvoir de la littérature, Éd. Lattès ;
(2004) Le Journal de Myriam Bloch, Éd. Lattès. A fait l’objet d’un numéro spécial de la revue Les Mots la Vie (2006) sur le thème « Mémoire et identité », Éd. Losange ;
(2005) L’Heure exquise, Chroniques douces-amères de petites fins de vie, Éd. Lattès ;
(2007) « Tu es le grand soleil qui me monte à la tête », Anthologie de poèmes d’amour, Éd. Lattès ;
(2010) Le Perce-oreille, récit, Éd. Ovadia ;
(2013) La Femme au poignet tatoué, Éd. Ovadia.


Colette Guedj

« Je suis née en Algérie d’une famille séfarade de juifs d’Afrique du nord. Mon père, originaire de Tétouan, fait partie de cette lignée de juifs expulsés d’Espagne après l’Inquisition et venus s’installer au Maroc « espagnol ». Ma mère a pour ancêtres les habitants du Touat, une oasis juive au cœur du Sahara. Je me sens donc reliée à l’Espagne et à l’Afrique par cette double filiation. Ma mère qui faisait partie de la grande bourgeoisie oranaise, se plaisait à raconter que son aïeule avait dansé à Oran au bal de l’Empereur. Mon père, lui, avait appartenu au Front populaire.
Mon enfance s’est écoulée, années 40, dans une petite ville des Hauts Plateaux algériens, sous le double signe de l’Algérie coloniale et des brimades antisémites, tel le renvoi des enfants juifs des écoles. Dans les années 53, mon père vendit sa pharmacie et décida que nous irions en France où l’avenir intellectuel de ses enfants lui semblait plus assuré. Un an plus tard éclataient les « événements d’Algérie », auxquels nous échappâmes miraculeusement ».

Le Journal de Myriam Bloch, Lattès, 2004
Tout commence à partir d’un livre lu dans la petite enfance et dont une page marquera à jamais la narratrice. C’est ce livre, perdu et retrouvé, qui va déclencher, par un effet de miroir, le processus d’écriture de cette histoire de vie. La narratrice retrace son parcours de femme dont l'enfance a été baignée par les traditions juives et orientales, auxquelles elle se sent liée par une sorte d'alliance charnelle. Enfance relativement protégée en Algérie, nous sommes en 1942, dans l’harmonie d’une identité métissée, alors qu'en France on déportait les Juifs. Mais l'indicible catastrophe va la rattraper, d'abord à travers les récits de la Shoah qui arrivent jusqu'à elle et vont lui faire comme une "seconde peau", ensuite par l'Histoire tout court qui, de nos jours, d'une certaine façon, continue. Les faits historiques croisent ainsi l’histoire intime, renvoyant au thème de la mémoire-palimpseste, notre vie n’étant faite que de couches successives qui pour se recouvrir ne sont jamais totalement effacées. Dans les interstices de la narration sont intercalés, comme en filigrane, des moments de vie faits d’instants intemporels, fragiles et lumineux.

« La grand-mère de « celle qui lit », (…) parlait une sorte de judéo-arabe mâtiné d’espagnol, avec un zeste de yiddish. Tant de mots lui reviennent en mémoire, que l’on croyait enfouis dans les profondeurs de l’être comme dans ces peintures byzantines d’où affleurent, comme en surimpression, des lambeaux de visage écaillés, à demi rongés par le temps, mais qui brillent encore d’un étrange éclat.»… « Celle qui lit » réinvente un peu tous ces mots, elle seule peut les comprendre, les humer, en savourer l’odeur, (ou la perfidie). Le son, le sens, comme du temps retrouvé ».

La transmission de la langue
« J’aborde cette question dans le journal de Myriam Bloch, où j’évoque la richesse de cette langue métisséefaite d’arabe, d’espagnol, de yiddish, de français, qui m’a été transmise dans mon enfance, par les femmes de la « tribu », ma mère, ma grand-mère, et mon arrière-grand-mère... L’éclatement de la cellule familiale, la dispersion géographique, la dé-imprégnation avec la culture orientale expliquent en partie l’extinction progressive de cette langue maternelle, dont j’étais dépositaire…
C’est d’une certaine façon le constat de la faillite de la « mère-moire ». Et c’est une perte irrémédiable. »
Colette Guedj.

 

 

Ecriture(s) et Liberté
Pinar Selek
Vendredi 8 décembre 2017 à 10h00
Salle Cassin

Conférence organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et des classes préparatoires


Pinar Selek


Fille d'Alp Selek, un avocat qui a passé quatre ans et demi en prison après le coup d’État de septembre 1980 et de Ayla Selek, pharmacienne, elle est par ailleurs la petite-fille de Haki Selek, un des fondateurs du Parti des Travailleurs de Turquie. Ancienne élève du lycée Notre-Dame de Sion à Istanbul, Pınar Selek est doctorante en sciences politiques à l’université de Strasbourg. Connue pour ses écrits sur les groupes opprimés en Turquie, elle commence une enquête d'histoire orale sur la diaspora politique kurde au Kurdistan, en Allemagne et en France. La police turque arrête Pınar Selek le 11 juillet 1998 et lui demande de livrer le nom de ses enquêtés. Elle refuse de donner ces noms malgré les actes de torture qu'elle subit. Commence alors une des affaires judiciaires les plus emblématiques de la répression que subissent intellectuels, universitaires étudiants, artistes et journalistes en Turquie. Elle enseigne les sciences politiques à l'université Nice-Sophia- Antipolis depuis 2016. Elle est également écrivaine et a publié plusieurs essais et romans, ainsi qu'un conte pour enfants. Son essai Parce qu'ils sont arméniens (2015) allie de façon originale autobiographie intellectuelle, témoignage social et historique, et réflexion critique. Pınar Selek a cofondé en 2001 l'association Amargi, qui lutte contre les violences faites aux femmes.
En septembre 2017, Pinar Selek obtient la nationalité française.

 

L’ECOLE de NICE
Vendredi 17 novembre 2017 à 10h.00
Salle Cassin

Conférence organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et des classes préparatoires


Nivese Oscari & Frédéric Altmann
©Photo Nicematin.com

Conférence
avec Frédéric Altmann, Pierre Marchou
en présence de Nivese Oscari

Projection du film
de Pierre Marchou
"A la recherche de l’Ecole de Nice"

Exposition de 50 photographies
de Frédéric Altmann sur ses amis de l’Ecole de Nice
CDI du Lycée Masséna

 

Du Nouveau Réalisme... à L'Ecole de Nice

Un jour de 1947, sur la plage à Nice Yves Klein, Arman, Claude Pascal décident de se partager le monde. Klein choisit le ciel avec son infini, il signa son nom sur l'autre côté du ciel commença son aventure monochrome... ainsi commença l'aventure du Nouveau Réalisme... et de L'Ecole de Nice...
En 1958, ouverture par Ben du Laboratoire 32 au 32, rue Tonduti de l'Escarène (j'étais présent).
Le 23 juillet 1961, le Premier Festival du Nouveau Réalisme a eu lieu à la galerie Muratore, boulevard Victor Hugo à Nice, sous la houlette de Pierre Restany, théoricien du Nouveau Réalisme, avec la participation de Arman, César, Dufrène, Hains, Klein, Raysse, Rotella, Niki de Saint Phalle, Spoeri, Tinguely, Villeglé (ce fut mon premier vernissage et mon premier choc visuel).
La première exposition sous le label Ecole de Nice a eu lieu en novembre 1966 à la galerie l'Œil Ecoute, 49, Quai Romain Rolland à Lyon, organisé par Francis Merino, avec la participation de Arman, Chubac, Farhi, Gilli, Malaval, Venet, Viallat... entre autre... sans Alocco, ni Sosno... Par la suite la galerie Alexandre de la Salle exposera L'Ecole de Nice à Vence et Saint Paul de Vence de1967 à 1997, avec la complicité de Francis Merino et France Delville... Depuis cette époque de nombreuses expositions ont été organisées par mes soins sur le thème Ecole de Nice au Japon, Corée du Sud, Allemagne, USA, Taïwan et ce, en compagnie de mon mentor : Pierre Restany qui m'a baptisé "Le Commissaire aux Comptes de l'Ecole de Nice"... et depuis 50 années, j'ai engrangé plus de 150.000 négatifs sur le monde artistique... Niki de Saint Phalle est la seule femme du Nouveau Réalisme... Nivese, la seule femme de l'Ecole de Nice... Car le monde de l'art à l'évidence est hostile aux femmes ?
Pour moi, l'autodidacte… L'Ecole de Nice... Ce fut mon école du regard et de vie...
J'ai pu parcourir le monde en photographiant, car ce que je n'ai pas pu faire avec des mots... Je l'ai fait en images...

Frédéric Altmann

Frédéric Altmann est le photographe et le critique d’art le plus assidu de l’Ecole de Nice. Acteur, journaliste, créateur du premier centre d’art contemporain à Carros, commissaire d’expositions, conservateur et grand photographe dont les archives sont parmi les plus exceptionnelles sur les artistes qui ont compté et marqué le 20ème siècle sur la Côte d’Azur. "Le commissaire aux comptes de l’Ecole de Nice" selon Pierre Restany. Frédéric Altmann a photographié ses amis, trace argentique de ses parcours, de ses entretiens et de l’amitié.

"A LA RECHERCHE DE L’ECOLE DE NICE"

J’ai donné ce titre à mon film pour montrer ce qu’il est à mes yeux : une tentative.
Celle de faire connaitre ce que certains artistes que j’ai eu la chance de rencontrer ont bien voulu m’apporter : un contact nouveau avec le monde. Il s’agit d’Yves Klein, Ben, Vauthier, Arman, Farhi. Bernar Venet, Gilli, Chubac, Sosno, Alocco et Nivese.
Ils m’ont apporté l’idée que je participe à la création d’une œuvre d’art lorsque je la regarde.
C’est cette aventure, leur aventure, que mon film tente d’évoquer.

Pierre Marchou.

Né à Nice où il reste jusqu’à l’âge de 18 ans, en 1949, il part à Paris pour ses études et découvre le cinéma à la Cinémathèque française. A partir de 1960 et jusqu’en 1977, réalise des films publicitaires pour la télévision et le cinéma en France, en Grande Bretagne et en Allemagne, réalise des courts-métrages qui lui valent chacun un prix du CNC.
En 1977, revient sur la Côte d’Azur, où il s’installe à Vence comme avocat.
Maire de Vence de 2001 à 2008, il réalise en 2009 le film "A la recherche de l’Ecole de Nice".
En août 2017 en réalise un nouveau montage qui sera présenté le 17 novembre 2017 au Lycée Masséna.

 

Année 2016-2017

Jeudi 8 juin 2017 à 14h00
Salle Cassin & CDI - Lycée Masséna
Organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et classes prépas

Exposition de Photographies et Textes
Marie Jo et Michel Butor
Photographies de Michel Butor par
Frédéric Altmann


Michel et Marie Jo Butor

Intervenants :
Mme Frédérique Verlinden, directrice et conservatrice du Musée départemental de Gap ;
M. Yves Marie Lequin, philosophe, écrivain, peintre et poète ;
M. Frédéric Altmann, journaliste, photographe et critique d’art ;
M. Julien Blaine, poète/plasticien & performer, lecture de textes de Michel Butor ;
Mme Christine Debras & M. Yves Bical, co-commissaire et éditeurs du catalogue (Artgo).


Pendant une vingtaine d’années, Marie-Jo Butor, photographe, a accompagné son époux dans ses déplacements autour du monde.
Les meilleurs clichés ramenés ont été commentés par Michel Butor, dans des oeuvres à quatre mains qui réunissent photos et manuscrits.
L’exposition en montre une trentaine, des Indes à l’Égypte, de l’Éthiopie à Israël, de France à l’Amérique du Sud…

 

Michel Butor a longtemps vécu à Nice.

Il a fait don à la ville d’une partie importante de sa bibliothèque.

Présenter les photographies de voyage de Marie Jo et Michel BUTOR au Lycée Masséna à Nice en juin 2017, avec Cristine Debras et Yves Bical, co-commissaire et éditeur du catalogue pour le Musée muséum départemental des Hautes-Alpes, c’est montrer aux jeunes générations le caractère polymorphe et créatif de l’écrivain, c’est parler de l’homme et de ses coups de cœur, c’est retrouver le romancier, l’essayiste, le poète, le professeur et l’ami des artistes.

Michel BUTOR nous a permis juste avant sa mort à l’âge de 89 ans, d’explorer quelques pans de lui-même. Il nous a laissé libres dans notre approche et a souhaité rencontrer nos publics sans protocole.

Il nous a précisé qu’il ne souhaitait pas être figé dans ce qui l’a rendu célèbre et qui a marqué son empreinte littéraire au sein du Nouveau Roman dès les années 1950. Pour autant il ne renie pas ce moment majeur d’une rupture avec la littérature française.

Michel est un être qui nous laisse une œuvre foisonnante et multiforme.

Sa notoriété acquise avec son roman La Modification, prix Renaudot en 1957, lui a offert une réputation internationale et lui a permis de mener une double carrière de professeur et d’écrivain en voyageant des Etats-Unis au Japon en passant par Nice.

Notre participation à la rencontre du Lycée Masséna à Nice est un témoignage de fidélité à l’engagement que nous avions pris auprès de Michel BUTOR de diffuser l’exposition et les photos qu’il nous a confiées.

Ce qui nous intéresse ici en particulier c’est de rappeler que Michel BUTOR, donnait de l’importance aux livres de rencontres, aux éditions à plusieurs mains associant textes et œuvre de plasticiens.

Il s’est attaché à renouveler les exigences des bibliophiles avertis, à revoir la rareté du temps consacré par chacun à la lecture des mots et à la découverte d’une œuvre plastique.

Il nous a invités à la communion de tous les sens. Ses œuvres communes comme ces photos réalisées avec son épouse Marie-Jo BUTOR permettent d’approcher son idéal de convergence, de dialogue et d’adéquation.

En 2016, les Editions de la Différence ont entamé la publication des œuvres complètes de Michel BUTOR et la bibliothèque Nationale de France a proposé une rétrospective de son œuvre.

Père de quatre filles, Michel BUTOR a aussi réalisé des livres d’entretiens dont "Curriculum vitae" (1996) et "Entretiens, quarante ans de vie littéraire" (2000), puis publié en 2008 "Petite histoire de la littérature française" audiovisuelle. 

En 2013, il avait été récompensé par le grand prix de littérature de l'Académie française. Son dernier ouvrage, était consacré à Victor Hugo dans la collection "Les auteurs de ma vie" (Buchet-Chastel).

 

F. Verlinden

 

Frédéric Altmann est le photographe et le critique d’art le plus assidu de l’École de Nice et de ses mouvances.

Il possède les archives photographiques parmi les plus exceptionnelles sur la plupart des artistes et des écrivains qui ont compté au XXe siècle.

Yves-Marie Lequin est philosophe, écrivain, peintre et poète. Il est un acteur bien connu de

la vie culturelle du sud de la France.

 

Le chasseur a disposé son piège. Il lui suffit maintenant d’attendre l’instant décisif, le moment où l’oiseau va sortir de mon visage, l’aveu. Déclic... Il a ce sourire que je connais bien maintenant. Je sais qu’il m’a mis dans sa boîte. Il se réjouit déjà de ce qu’il va trouver dans son laboratoire ou sur sa planche de contact... L’appareil est maintenant devenu coffre-fort. Dans ses ténèbres enroulées le négatif prépare ses révélations. Un jour je recevrai l’image. Alors la voix du visiteur résonnera dans son absence : « Voilà donc ce que j’ai réussi à te faire dire, écrivain muet ! » Michel Butor.

 

Depuis la disparition de Michel Butor, cet immense écrivain, le dialogue avec Frédéric Altmann ne s’est pas interrompu.

Voilà qu’il revit le temps de ce livre de textes et d’images, avec la complicité de l'artiste Nivèse.

Les chemins du poète et du photographe se croisent à nouveau. Ce ne sont pas des impressions fantômes, car les rires, les clins d’œil complices, les impatiences, les silences continuent le long de la trame de ce jour incessant et tenace du grand livre des œuvres humaines.

 

 

Yves-Marie Lequin

 

 

Jeudi 8 décembre 2016 à 09h00
Salle Cassin
Lycée Masséna

Organisée par Philomène Claude LONGO
Pour les élèves du Lycée et classes prépas

Négar Djavadi

Diplômée de l'INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille quelques années derrière la caméra.
Elle est aujourd’hui scénariste, aussi bien de documentaires que de séries, et vit à Paris.

Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d'intellectuels, opposants au régime du Shah puis de Khomeiny.
Née comme son héroïne, Kimia, de parents sympathisants communistes, d’abord pourchassés par les sbires du Shah puis, après la révolution de 1979, par les milices religieuses de Khomeiny, elle a fui vers la Turquie, après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval, avec sa mère et ses sœurs pour rejoindre son père exilé à Paris.
Elle arrive en France à l'âge de onze ans, en 1981.

"Désorientale", qui vient de paraître chez Liana Levi, est son premier roman ;
Dans un hôpital parisien une jeune femme, fébrile, attend le médecin qui va pratiquer l’insémination qui, espère-t-elle, la rendra mère. Pour tromper l’appréhension qui la gagne, Kimia se plonge dans ses souvenirs. L’Iran, son pays perdu où elle est née, troisième fille de parents intellectuels. Son père, Darius, emprisonné avant d’être contraint à l’exil. Puis sa fuite vers la Turquie. Leur vie difficile dans un pays, la France, bien loin de l’image idyllique qu’ils en avaient. Sa révolte adolescente, des souvenirs qui pourraient être sombres, mais que Kimia, telle une Shéhérazade punk, se remémore avec humour, les émaillant de digressions sur les aventures épiques de son extravagante famille, originaire des rives de la Caspienne.

 

 

Année 2015-2016

Maryline Desbiolles

Ecrivain français
Prix Femina en 1999 pour son roman Anchise.

Présentation du roman
Le beau temps
Seuil, 2015

Maurice Jaubert, né à Nice en 1900, compositeur connu avant tout pour ses musiques de films, meurt en juin 1940 sur le front. Dans ce roman biographique qui est presque une lettre d’amour, Maryline Desbiolles, devenue niçoise, retrace la vie de cet être généreux et créatif, qui aura fréquenté les formes nouvelles de l’art, en musique (il côtoie Honegger et Messiaen) et au cinéma (il travaille avec René Clair, Marcel Carné, Jean Renoir dont il connaît bien la famille, et surtout Jean Vigo). À travers ces quarante ans d’une vie menée tambour battant, on plonge dans l’effervescence artistique des années 20 et 30, à Paris où Jaubert est allé exercer ses talents (en particulier à la salle Pleyel), mais tout autant à Nice, ville cosmopolite traversée et réveillée par toutes les avant-gardes.
Maryline Desbiolles ressuscite avec ferveur ce créateur passionnant et méconnu, dans un livre d’atmosphère, où le beau temps peut cacher bien des orages.

Organisée par Philomène Claude Longo
Pour les élèves du Lycée et des classes préparatoires

Vendredi 3 juin 2016 à 10h15
Réfectoire 2
Lycée Masséna

 

Année 2014-2015

Jeudi 23 avril 2015 à 15h00
Réfectoire 2
Lycée Masséna

Une documentation (avec vidéos) de la rencontre avec Axel Kahn
pour les élèves et les professeurs du Lycée Masséna présents et pour ceux qui n’ont pu y assister
est disponible ICI

Axel Kahn

Scientifique, médecin généticien et essayiste français
Rencontre débat
Science et progrès & Science et éthique
et présentation de
“Entre deux mers, voyage au bout de soi” éd. Stock 2015
(une traversée de la France à pied)

Organisée par Claude Longo & l’équipe d’Italien

Pour les élèves des classes terminales et prépas

 

Cette initiative interdisciplinaire concerne les professeurs de Langues (notion bac),

de Sciences, de SVT, de Philosophie et de Littérature.

 

Axel Kahn

Né en 1944 au Petit-Pressigny (Indre-et-Loire), Axel Kahn est le fils du philosophe Jean Kahn-Dessertenne et le frère du journaliste Jean-François Kahn et du chimiste Olivier Kahn. Après des études secondaires au lycée Buffon (Paris), il s’oriente vers des études de médecine, devient interne des Hôpitaux de Paris et se spécialise en hématologie. Chercheur à l’Inserm (biochimie) il entre à l’Institut de Pathologie moléculaire de l’hôpital Cochin auprès du Professeur Jean-Claude Dreyfus. Docteur en médecine et Docteur ès sciences, il fut directeur de recherche à l’INSERM et a dirigé l’Institut de 2002 à 2008.

Président de la Commission du Génie Biomoléculaire de 1987 à 1997, il a été rédacteur en chef de la revue Médecine Sciences de 1986 à 1998 et membre du Comité Consultatif National d’Ethique de 1992 à 2004. De 2000 à 2002, il a présidé à Bruxelles le Groupe des Experts de Haut Niveau en Sciences de la Vie auprès du Commissaire de la Recherche de la Commission Européenne. Entre 2007 et 2008, il préside la Fondation Internationale du Handicap ainsi que le Comité d’Ethique de la Ligue du Cancer et Paris Biotech Santé. Il a été le Président de l’Université Paris Descartes du 20.12.2007 au 21.12.2011 ainsi que Président de la Commission recherche de la Conférence des Présidents d’Universités. Ses travaux scientifiques publiés dans des revues internationales,  portent notamment sur le contrôle des gènes, les maladies génétiques, le cancer et la nutrition.

 Outre ces activités scientifiques, Axel Kahn intervient fréquemment sur des sujets touchant aux aspects moraux et sociaux de la médecine, de la génétique et des biotechnologies. Guidé par des valeurs teintées de christianisme et de communisme, l’homme de science est opposé au clonage, à l’euthanasie et à la légalisation des mères porteuses. En 2004, il soutient activement le mouvement des chercheurs « Sauvons la recherche ». En 2011, à 67 ans, Axel Kahn se lance dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueille seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de son adversaire.

En 2013, loin des villes irrespirables, le généticien a entrepris une longue pérégrination au cœur de la France, exactement des Ardennes au Pays basque, soit  près de 1600 kms de chemins où chaque matin il éprouve « une impression renouvelée d’allégresse et de liberté » (Le Journal du dimanche, 06/2013) qu’il essaie de retransmettre fidèlement  sur son blog. 

 

Distinctions : Commandeur de l’ordre national du Mérite – Officier de la Légion d’honneur – Officier du mérite agricole – Chevalier des arts et des lettres.

 

Bibliographie sélective

Co-auteur d’une cinquantaine d’ouvrages collectifs, il a aussi écrit plusieurs ouvrages, en particulier :

 

Mardi 18 novembre 2014 de 15h00 à 17h00

Salle Cassin

Lycée Masséna


Emmanuel Carrère


Rencontre débat
Le Royaume, édition P.O.L.

Organisée par Claude Longo & l’équipe d’Italien

Pour les élèves de classes terminales et prépas

Le Royaume

Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité. Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la "pax romana". C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.

Biographie & Bibliographie

Né le 9 décembre 1957 à Paris. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris.
Il commence comme critique de cinéma pour Positif et Télérama.
En janvier 1993, Emmanuel Carrère entreprend l'écriture d'un livre autour de l'affaire Jean-Claude Romand. Cela n'aboutira que sept ans plus tard avec la publication de L'Adversaire qui marque un tournant dans la production littéraire de Carrère. Depuis, Carrère n'a pas écrit d'œuvres fictionnelles. L'Adversaire présente aussi le travail de l'écrivain, la lente gestation de l'œuvre. Cette œuvre reste essentielle dans la production de l'écrivain, le succès critique et populaire ne s'est jamais démenti.
En 2009, il publie D'autres vies que la mienne, qui recueille l'histoire de plusieurs personnes qui ont croisé sa vie et sont marquées par la maladie, le handicap ou le deuil. Ici, alors qu'il avait dans plusieurs de ses autres œuvres parlé surtout de lui (Un roman russe, et plus tard même dans Limonov), il se fait le modeste scribe de « vies minuscules » (pour reprendre l'expression de Pierre Michon), décryptant dans l'ensemble du récit les étapes de l'ouverture à l'autre.
En 2010, il est membre du jury des longs-métrages du Festival de Cannes, présidé par Tim Burton.
En 2011, il reçoit le Prix Renaudot pour sa biographie romancée de l'écrivain russe Édouard Limonov.
Ses grands-parents maternels sont des immigrés géorgiens. Il est le fils de Louis Carrère et de la soviétologue et académicienne Hélène Carrère d'Encausse.

Œuvres

Romans :

Récits :

Essais :

Filmographie

Films

Distinctions :                                                                                     

 

 

Conférence Laïcité et Mondialité

organisée par Mme Goldstein

le 12/11/2014
Lycée Masséna

 

Jeudi 16 octobre 2014 à 10h00
Salle 215
Lycée Masséna

Simonetta Greggio

Rencontre débat
Les nouveaux monstres, édition Stock
L’Italie des années 1978 / 2014

 

Née le 21 avril 1961 à Padoue en Italie, est une romancière italienne qui écrit en français. Arrivée à Paris en 1981 où elle vit depuis, elle a été journaliste pendant de nombreuses années et a collaboré à des journaux et à des magazines comme Télérama ou la Repubblica…

Bibliographie
Romans :
2005 : La douceur des hommeséditions Stock2007Le Livre de poche ;
2006 : Étoiles, éditions Flammarion2008Le Livre de poche ;
2007 : Col de l'Angeéditions Stock2009Le Livre de poche ;
2008 : Les mains nueséditions Stock2010Le Livre de poche ;
2010 : Dolce Vita 1959-1979éditions Stock ;
2011 : L'odeur du figuier, nouvelles, éditions Flammarion ;

2012 : L’homme qui aimait ma femmeéditions Stock ;
2014 : Les Nouveaux Monstres 1978-2014, éditions Stock.

Les Nouveaux Monstres, 1978-2014
Il s’agit d’un monde où tout est plus complexe que ce que l’on imagine.
"Sublime et tragique", choisit Simonetta Greggio pour parler de cette Italie contemporaine qu'elle connaît à la fois si bien et dont les principales ficelles lui échappent encore. À travers la relation entre don Saverio, un prêtre jésuite, héritier de la grande lignée des Valfonda, et sa petite-nièce Aria, journaliste d'investigation à laquelle il se confie, ce roman retrace la fin d'une époque. Rien n'échappe à la loupe de Simonetta Greggio. L'histoire, on la connaît. Mais en mettant bout à bout les évènements que traverse l’Italie, en les intégrant au quotidien de ses deux personnages, c’est tout un pays que Simonetta Greggio nous donne à lire et nous invite à mieux comprendre.
Les Nouveaux Monstres fait suite au très remarqué Dolce Vita, 1959-1979.

 

Les Conférences de Philosophie du Lycée Masséna

2013-2014

Mercredi 19 mars 2014 - 17h - salle René Cassin

 

Jacques Lefebvre, "Le noir et blanc et la couleur"

 

Mardi 18 mars 2014 - 17h - salle René Cassin

 

Carole Talon-Hugon, "L'art, victime de l'esthétique?"

 

 

 

Vendredi 21 février 2014 - 10h - salle René Cassin

 

Joseph Giudicianni, "Leonardo da Vinci - L'Art de penser"

 

Vendredi 14 février 2014 - 16h à 18h - salle René Cassin

 

Claude Di Benedetto et Nadege Goldstein, "Qu'est-ce que l'espace sonore?"

 

 

Mercredi 12 février 2014 - 17h - salle René Cassin

 

Jean-Marc Lévy-Leblond, "De la matière: relativiste, quantique, interactive"

 

 

 

Mardi 11 février 2014 de 10h à 16h - salle René Cassin

 

"Visions de l'orient au XIXème siècle"